COMITE DES FÊTES – le banquet des conscrits des Classes 9 et 0

Galerie d’images

Il était une fois…

Quelque temps plus tard…

Les classes en « 9 » et « 0 »réunies (1)
Le 20 ans
Les 20, 30, 40 et 50 ans (2)
Les 60 ans (3)
Les 70 ans (4)
Les 80 ans et… (5)
Les 100 ans

Source photographique: Photo JSL/Didier POIROT pour les images (1 à 5)

La réception

Un bol d’air pour se rappeler ce grand beau avec 14°C

Le banquet

Madame Liliane Vivant et sa brigade

La danse

Écologie – SOS Amphibiens

Au sein des vertébrés, les amphibiens constituent le groupe d’espèces le plus menacé en France. La disparition de leurs habitats est la principale cause de régression de ces populations d’amphibiens. Également, les axes de communication sont une cause de régression forte, soit par mortalité directe (écrasements), soit par l’isolement des populations via les coupures des corridors écologiques (autoroutes infranchissables, etc…).
Devant ce constat et face à nos responsabilités, chacun d’entre nous peut agir pour protéger ces espèces très vulnérables.

Le Groupe SOS Amphibiens de Bourgogne

Depuis 2012, un groupe de personnes et d’associations, concernées par des actions de sauvetages d’amphibiens en Bourgogne, se réunissent pour partager et confronter leurs connaissances et compétences. La formation du groupe SOS Amphibiens de Bourgogne permet d’organiser une stratégie globale pour gagner en pertinence et en efficacité quant à la mise en place future d’actions visant à la protection des amphibiens. Ce groupe est constitué de particuliers, ainsi que de différentes structures (associations de protection de l’environnement, communes, conseil départemental…).

Plusieurs moyens pour contribuer à la protection des Amphibiens

– Participer à une action de protection des Amphibiens
Action de sauvetage d'amphibiens en Bourgogne © SHNC
Action de sauvetage d’amphibiens en Bourgogne © SHNC

Plusieurs actions de sauvetage des Amphibiens sont mises en place chaque année en Bourgogne. Elles sont de différent type: ramassage en soirée, barrière-piège, déviation temporaire de la circulation. Vous pouvez nous aidez dans cette démarche et ainsi participer à la protection des Amphibiens.

– Saisir vos observations d’Amphibiens sur E-Observations

Vous avez constaté des passages d’Amphibiens sur une route ! Il est très important de le signaler. Pour ce faire, saisissez votre observation sur l’outil de saisie en ligne E-Observations. Notez toutes les informations que vous pouvez : les espèces concernées (si vous ne connaissez pas l’espèce, notez juste « Amphibiens »), les effectifs vivants ou morts, etc…

Ces signalements sont très importants et sont à la base de toutes actions de sauvetage.

– Effectuer une surveillance de sites potentiellement à enjeu

Il y a de nombreuses données d’Amphibiens sur les routes dans la base de données régional, la Bourgogne Base Fauna. Certains de ces sites présentent un enjeu potentiel vis-à-vis de la problématique d’écrasement des Amphibiens, mais il manque des informations pour estimer l’enjeu réel du site.

C’est dans ce sens que vous pouvez nous aider en effectuant des inventaires sur certains de ces secteurs. Pour ce faire, rendez-vous sur la carte ci-après, zoomer autour de chez vous, repérez si un secteur (symboliser par un carré rouge) peut vous intéresser, notez son nom et contactez-nous pour nous le signaler. Nous vous enverrons tous les éléments nécessaires pour mener à bien ces inventaires.

Salamandre tachetée @G. Balay

Histoire – Mais, au fait, qui était saint Valentin?

Derrière la fête commerciale du 14 février, se cache l’histoire de Valentin de Terni, évêque condamné à mort.

Saint Valentin Ier de Terni et les disciples | via Wikimedia Commons (domaine public)
Saint Valentin Ier de Terni et les disciples | via Wikimedia Commons (domaine public)

La Saint-Valentin, fête des amoureux?

Oui, mais pas seulement. Saint Valentin est avant tout un homme mort pour l’Église, reconnu comme protecteur des couples.

La première officielle existante concernant saint Valentin date du Ve siècle selon Santiebeati.it, un site qui compile les histoires des saints du calendrier grégorien. Valentin, né à Terni (Ombrie, Italie), a eu une fin douloureuse. Torture et décapitation nocturne: le patron de l’amour est considéré comme martyr pour l’Église.

Saint Valentin baptise sainte Lucile, œuvre du peintre Jacopo Bassano (1575) | via Wikimedia Commons (domaine public)

Il devient premier évêque de la ville de Terni en 197, lors de l’investiture du pape Félicien. À cette époque, la foi chrétienne se diffuse et l’Église veut remplacer les rites païens. Selon Santiebeati.it, il existe plusieurs versions quant à ce qui a valu à Saint Valentin le titre de protecteur des amoureux, ou de l’amour en général. On peut en retenir deux principales:

  • La première tradition rapporte que Valentin a célébré le premier mariage entre une chrétienne, Serapia, et un légionnaire romain, Sabin. La famille du jeune refusa qu’il épouse une femme non païenne et les deux amoureux demandèrent de l’aide à Valentin, alors évêque. Le fait qu’il bénisse leur union leur permit de mourir mariés et heureux.
  • Une autre légende dit que saint Valentin a entendu deux jeunes amoureux se disputer. Pour les calmer, il leur offrit une rose. Il leur demanda de se réconcilier en tenant la tige de la rose ensemble. L’histoire dit que, depuis, tous les couples suivirent leur exemple.

Mise à mort

Il meurt le 14 février de l’an 273, condamné à mort par le préfet romain Placido Furio, pour avoir remplacé le sacrement païen des Lupercales par la cérémonie de mariage chrétienne.

Ces festivités se déroulaient du 13 au 15 février au pied du mont Palatin, l’une des sept collines de Rome. Cette date précédait la nouvelle année romaine, le 1er mars. Au cours de ces trois jours, femmes et hommes plaçaient leurs noms dans des urnes. Un enfant piochait des paires, et les couples étaient ainsi formés. Ovide narre le déroulement de ces festivités dans Fastes.

Paysage avec les ruines du mont Palatin à Rome, de Peter Paul Rubens (env. 1615), œuvre se trouvant au musée du Louvre | via Wikimedia commons (domaine public)

Pour avoir voulu remplacer cette tradition païenne par la cérémonie religieuse chrétienne, saint Valentin a été tué. Aujourd’hui, dans la ville italienne de Terni, de laquelle il est le patron, des festivités sont organisées chaque année au mois de février par la «Fondazione San Valentino».

Une basilique portant le nom du saint avait été construite de son vivant mais a été détruite à plusieurs reprises. Elle a été reconstruite en 1618 telle que nous la connaissons. Chaque année, des couples se rendent à Terni pour se marier dans cette basilique pour avoir la bénédiction de saint Valentin. Mieux que Roméo et Juliette, ils sont les Sabin et Serapia des temps modernes.

Source: Fatma-Pia Hotait

La basilique de San Valentino est l’un des monuments religieux de la ville de Terni.

Le premier bâtiment remonte au 4ème siècle et a été construit sur le tombeau du martyr Saint Valentin, dans une ancienne nécropole paléochrétienne. Il a été détruit au VIe siècle par les Goths, puis reconstruit au VIIe siècle en deux phases distinctes, la première entre 625 et 632 et la seconde entre 642 et 648, lorsque la gestion de l’édifice a été confiée aux Bénédictins. En 742, la basilique a été le théâtre de la rencontre historique entre le roi lombard Liutprando et le pape Zacharias. Le lieu de rencontre a été choisi par le souverain des Lombards en raison de la présence du corps du saint qui aurait des propriétés thaumaturgiques. Lors de cette réunion, Liutprando a fait don de plusieurs villes à l’Église de Rome, dont Sutri. Le bâtiment actuel remonte cependant au XVIIe siècle, lorsque les recherches pour les reliques du saint ont été lancées avec succès sous le pontificat de Paul V où se trouvaient les premières églises. La nouvelle basilique a été achevée en 1618 lorsque les restes du corps du saint logés dans la cathédrale de Terni y ont été déplacés. En 1626, [1] à l’occasion d’une visite de l’archiduc Léopold d’Autriche, il prend en charge, avant de partir, les frais de construction d’un nouveau maître-autel en marbre achevé en 1632. Derrière l’autel le principal est le chœur avec la soi-disant confession de San Valentino, ou un autel, construit juste au-dessus du tombeau du martyr, au centre duquel se trouve un tableau datant du XVIIe siècle qui célèbre le martyre du saint.

CULTURE & ART – LE LAC DES CYGNES

Dimanche 23 février 2020

23 FÉVRIER 2020 Heure : 16:00 Durée : 2h45 Version : VO 1 entracte

En direct de Moscou

EN DIRECT

SYNOPSIS

Le prince Siegfried est sommé par ses parents de choisir une épouse. Il est toutefois complètement obsédé par Odette, une mystérieuse femme-cygne ensorcelée qu’il a rencontrée au bord d’un lac. Il exprime un vœu d’amour éternel envers elle mais le destin en décidera autrement…

PRESENTATION

Le chef-d’œuvre de Tchaïkovski revient avec une nouvelle distribution pour une diffusion en direct, aussi riche sur le plan technique pour les danseurs que sur le plan émotionnel pour les spectateurs. L’histoire légendaire de la femme cygne Odette / Odile, portée par la compagnie du Bolchoï à un niveau d’exigence remarquable, est sans doute l’un des ballets favoris du public.

En direct de Moscou

Dans les cinéma/

Mégarama

Rue de la Chevalerie, Lons-le-Saunier, France,

Cinéma Axel

67 Rue Gloriette, Chalon-sur-Saône, France,

Megarama

1 Rue René Cassin, Chalon-sur-Saône, France,

LE MEILLEUR DU LIVE AU CINÉMA

Pionnier et leader dans la diffusion de grands événements culturels en direct au cinéma, Pathé Live offre la possibilité à tous de découvrir de grands classiques de l’opéra, du ballet et du théâtre. Des retransmissions de concerts, de spectacles et autres événements culturels viennent enrichir la programmation.

La Bresse – parc naturel régional

LA LETTRE

de Cécile Untermaier

Députée de la 4ème circonscription de Saône-et-Loire, Bresse, Val de Saône, Tournugeois

Réunion de l’association des amis du parc naturel régional de Bresse à Mervans

La quatrième réunion de l’association des amis du Parc naturel régional de Bresse s’est tenue lundi 3 février à Mervans.

Au niveau administratif , les statuts ont été déposés en sous-préfecture de Louhans, le compte bancaire de l’association a été ouvert et une assurance doit être souscrite. Une demande de subvention au titre du fonds départemental d’aide à la vie associative locale sera déposée auprès du département.

Concernant la communication, une page Facebook de l’association des amis du parc naturel régional de Bresse sera mise en place sous peu et le projet de plaquette de présentation de l’association, qui décrit également ce qu’est un parc naturel régional, ainsi que le logo, sont en cours d’élaboration.

Histoire – De l’appel de Clermont au départ des croisés

1095-1096

Urbain II, de son vrai nom Odon de Lagery naquit dans une famille noble Champenoise en 1042 dans le village de Lagery, voir à Chatillon.

Les croisades débutent le 27 novembre 1095 lorsque le pape Urbain II invite les guerriers d’Occident à délivrer le Saint-Sépulcre et secourir les chrétiens d’Orient. C’est que la chrétienté paraît très menacée en cette fin du XIe siècle : 

Le saint sépulcre de Jérusalem(1436)

À Jérusalem, le Saint-Sépulcre, l’endroit supposé où le Christ aurait été inhumé après sa crucifixion, a été détruit en 1009, sur ordre du sultan fatimide d’Égypte El-Hakim, dans un accès de fanatisme.

Plus gravement encore, la Palestine a été occupée en 1071 par les Turcs Seldjoukides, lesquels empêchent depuis lors les pèlerins d’aller faire leurs dévotions à Jérusalem.

De son côté, l’empereur chrétien de Byzance bien qu’en froid avec le pape, attend une aide militaire urgente pour résister à la pression turque.

C’est pour les chrétiens d’Occident autant de raisons de prendre la route de Jérusalem, selon une tradition déjà bien établie.

Du pèlerinage pacifique…

Les pèlerinages remontent au règne de l’empereur romain Julien l’Apostat (IVe siècle) : dès cette époque, les fidèles désirent se rendre sur les lieux où Jésus a vécu et partent à pied sans se soucier du temps qu’ils mettront ni des souffrances qui les attendent.

Ils veulent mettre en pratique les paroles du Christ :

« Quiconque abandonnera son père, sa mère, son épouse, ses enfants et ses champs à cause de moi, recevra le centuple et possèdera la vie éternelle ».

En 638, lorsque les musulmans s’emparent de Jérusalem, les pèlerinages continuent comme si de rien n’était. Il est vrai qu’ils assurent des revenus importants aux Orientaux et ceux-ci ont soin de les protéger. Sous le règne des califes abbassides de Bagdad, des monastères relais se multiplient sur les routes des pèlerins pour apporter aide et secours à ceux-ci.

L’aspiration au salut éternel pousse tant les nobles que les paysans sur les routes de la Terre sainte. En 1054, par exemple, trois mille pèlerins de Picardie et de Flandre n’hésitent pas à affronter les dangers de la route et les attaques des Bédouins. En 1064, plusieurs centaines de pèlerins allemands, moins chanceux, conduits par l’évêque Gunther de Blamberg, sont massacrés par les Bédouins.

… à la guerre sainte

La coexistence pacifique des chrétiens d’Occident et des musulmans d’Orient prend fin lorsque les Turcs font irruption en Asie mineure et au Proche-Orient, au tournant du IIe millénaire.

Le 19 août 1071, tout bascule avec la victoire des Turcs sur les armées byzantines à Malazgerd. L’empereur byzantin Romain Diogène est fait prisonnier. Les Turcs s’emparent de Jérusalem, jusque là sous l’autorité des Arabes fatimides d’Égypte. En dix ans, tirant parti des dissensions au sein des troupes chrétiennes, les Turcs enlèvent aussi l’Asie mineure aux Byzantins. Constantinople, la capitale de l’empire byzantin, n’est pas loin de tomber entre leurs mains.

Le 19 août 1071, l’armée de l’empereur byzantin est anéantie par les Turcs à Malazgerd, près du lac de Van, en Arménie. La chrétienté, à peine débarrassée des Vikings, des Sarrasins et des Hongrois, tremble d’effroi devant l’irruption des nouveaux venus. C’est le début d’un demi-millénaire d’affrontements incessants entre chrétiens et Turcs, jusqu’à la chute de Constantinople.

L’empereur Diogène capturé par les Turcs à Malazgerd (miniature médiévale)

En accourant à l’aide des chrétiens orientaux, les croisés d’Occident vont repousser de quatre siècles la chute de Constantinople. Enthousiasme général.

L’appel du pape tombe à pic et obtient un écho inespéré. C’est que la « chrétienté » (ainsi appelle-t-on alors l’Europe occidentale), encore fragile et fruste, beaucoup moins avancée que les empires byzantin ou arabe, garde le souvenir des invasions hongroises et sarrasines du siècle précédent. Mais elle déborde d’énergie et commence à se sentir à l’étroit dans ses terres du bout du monde.

Depuis l’An Mil, cette chrétienté vit une grande époque de renouveau religieux. Les guerriers codifient leurs combats et respectent les trêves de Dieu avec plus ou moins bonne grâce. Bénéficiant d’une meilleure sécurité, les paysans améliorent leurs conditions de vie. La population se met à croître rapidement et beaucoup de jeunes gens peinent à trouver leur place dans leur région de naissance.

Dans les familles, les cadets reçoivent l’appel du pape Urbain II avec un enthousiasme d’autant plus débordant qu’ils entrevoient un champ d’aventures à la mesure de leurs frustrations.

L’idée de combattre les infidèles n’est pas nouvelle. Dès l’époque de Charlemagne, trois siècles plus tôt, les guerriers francs ont été nombreux à partir combattre les musulmans au-delà des Pyrénées, aux côtés des chrétiens d’Espagne.

Vers l’an 880, le pape Jean VIII leur a apporté sa caution en expliquant dans une lettre, en contrepoint à la « guerre sainte » pratiquée par les musulmans, que les guerriers morts en combattant les païens ou les infidèles seraient assurés d’accéder à la vie éternelle.

Illustration issue du Roman du Chevalier du Cygne. Manuscrit enluminé sur parchemin. 3e tiers du XIIIe siècle. BnF, Arsenal (Ms 3139 fol. 176v)

Échec de la croisade populaire

Suite à l’appel d’Urbain II, les paysans se mobilisent les premiers, par milliers, sans autres armes que leur foi. La plupart suivent un apôtre d’Amiens charismatique et quelque peu fanatique, Pierre l’Ermite, qui dit avoir reçu du Christ mission de reconquérir les Lieux Saints lors d’un précédent pèlerinage en Terre Sainte, en 1093. D’autres pèlerins suivent un chevalier de Langres, Gautier-sans-Avoir, figure noble et désintéressée. 

Tous se rassemblent à Cologne et c’est de là qu’ils partent, le 12 avril 1096, sans attendre l’appui des chevaliers. 

Comme la plupart de leurs contemporains, ils n’ont guère conscience du temps historique. Ils se figurent le Christ comme à peine antérieur à eux et sont enclins à reconnaître ses meurtriers dans les juifs de rencontre. C’est ainsi que certains égarés, sous la conduite de chefs peu recommandables, Volkmar, Gottschalk ou encore Emich, le « massacreur de juifs », se livrent à des massacres de juifs en Rhénanie, malgré la défense des évêques. Ils commettent des pillages jusqu’en Hongrie, où une partie d’entre eux sont massacrés par les seigneurs locaux. C’est le début de l’antijudaïsme en Occident après plusieurs siècles de coexistence relativement pacifique entre juifs et chrétiens.

On appelle antijudaïsme les manifestations d’hostilité à l’égard des juifs, c’est-à-dire des pratiquants du judaïsme. Il est antérieur au christianisme comme l’attestent des écrits chez les auteurs «  païens  » de l’Antiquité, adeptes des religions traditionnelles de Rome et de la Grèce. Le mot antisémitisme a, quant à lui, été inventé tardivement par un journaliste allemand, Wilhelm Marr, pour désigner la haine des Juifs (avec une majuscule), considérés par les antisémites comme un groupe ethnique ou racial.

Quant aux troupes de Pierre l’Ermite, elles arrivent plus ou moins sans encombre à Constantinople le 1er août 1096, bien avant que les guerriers aient eux-mêmes quitté leur lieu de rassemblement.

Le basileus Alexis Comnène recommande à Pierre l’Ermite d’attendre la croisade seigneuriale et installe les pèlerins de l’autre côté du Bosphore, sur la rive asiatique, pour prévenir les débordements. Mais, désobéissant à leurs chefs, les croisés se remettent en route. Ils s’aventurent jusqu’à Nicée, provoquent les Turcs et se font massacrer.  Pierre obtient de l’empereur qu’il envoie des troupes à leur secours. Les survivants arrivent à regagner Constantinople et se joindront avec Pierre l’Ermite à l’armée de Godefroy de Bouillon.

Godefroy de Bouillon, né vers 1058, soit à Baisy dans l’alleu de Genappe soit à Boulogne dans le comté de Boulogne, et mort le 18 juillet 1100 à Jérusalem, est un chevalier franc, duc de Basse-Lotharingie.

Château de la Manta (Coni Piémont), fresques de la salle du trône : Godefroy de Bouillon en tenue de héraut.

À la différence des autres chefs de la croisade, qui ont renié leur allégeance à l’empereur byzantin et se sont privés de son appui, Pierre l’Ermite reste fidèle à celui-ci. Sa popularité auprès des chrétiens d’Orient lui vaut d’être choisi comme ambassadeur auprès du général turc Karbuqa quand celui-ci assiège Antioche en juin 1098.

Les guerriers, quant à eux, prennent le temps de se préparer. Ils se rassemblent au Puy et attendent le 15 août 1096 pour se mettre en route selon les instructions du pape. Près de trois ans s’écouleront avant qu’ils atteignent leur but, la libération de Jérusalem et du tombeau du Christ.

Source: André Larané

Hommages – addio « La Prudentissima »

La soprano italienne qui aurait eu 85 ans le 27 février prochain est décédée aujourd’hui dans sa ville natale de Modène : elle s’appelait Mirella, on la surnommait Mimi du nom de l’héroïne de La Bohême de Puccini dont elle laisse un souvenir impérissable.

Mirella Freni est née prédestinée pour faire vivre l’Opéra comme un art populaire et légendaire : sa mère, comme Carmen, travaillait dans une usine de tabac, avec la mère d’une autre légende de l’Opéra, Luciano Pavarotti.Tous deux sont nés la même année, à quelques rues l’un de l’autre. Les deux enfants ont été gardés par la même nourrice et ont grandi en buvant le même lait. Leur amitié née dès le plus jeune âge perdurera toute leur vie, Mirella Freni devenant l’une des partenaires de chant préférée du ténor italien.

Société – Municipales 2020 *5

Revue de presse

Avec une équipe rajeunie, le maire Didier Fichet se représente

Le maire sortant de Montjay, Didier Fichet, a annoncé se porter candidat aux prochaines élections municipales, qui auront lieu en mars. Avec une équipe rajeunie, il souhaite poursuivre et finaliser les projets déjà engagés.

Didier Fichet, 58 ans, maire de Montjay et président de la communauté de communes Bresse Revermont 71. Photo d’archives JSL /Aurélie BIDAUT

Didier Fichet annonce sa candidature aux élections municipales de Montjay avec une équipe rajeunie. Maire depuis deux mandats après avoir été conseiller municipal, il est également l’actuel président de l’intercommunalité Bresse-Revermont 71.

« Je souhaite présenter ma candidature aux prochaines élections municipales comme six de mes collègues de l’actuelle équipe municipale. Ce mandat, particulièrement compliqué pour les communes rurales, n’a pas découragé les élus qui m’ont entouré durant ces six années, nous sommes prêts à continuer de travailler pour l’ensemble des habitants de Montjay, si ceux-ci nous font à nouveau confiance. Je remercie sincèrement l’équipe actuelle pour son dévouement et son implication, sans oublier les membres du Centre communal d’action sociale (CCAS). »

« Quatre nouveaux candidats se joindront à nous »

Et s’il repart, c’est donc avec une équipe en partie renouvelée :

« Quatre nouveaux candidats se joindront à nous, jeunes, dynamiques, enthousiastes et prêts à partager leurs compétences pour l’ensemble des habitants de la commune, notre liste est donc complète. De nouveaux projets sont en cours de discussion avec l’équipe qui se présentera devant les électeurs et qui devrait être dévoilée en fin de semaine, avec une attention particulière portée aux dépenses de fonctionnement. »

Le maire sortant souhaite poursuivre des projets lancés sous son actuelle mandature : « Deux projets en cours devront se poursuivre et se finaliser en raison des aides accordées : les chemins de randonnée et la restauration de la maison de la rue du Bourg pour faire deux logements locatifs. Je proposerai de continuer à soutenir nos trois associations locales, pour conforter ce lien social si fragile de nos jours. Je souhaite proposer à la nouvelle équipe le même mode de fonctionnement que le conseil municipal actuel, que chacun soit associé non seulement au fonctionnement quotidien de la commune mais participe également aux projets, à la hauteur de ses disponibilités, car c’est un travail d’équipe. »

Un nouvel engagement pour cet élu qui aura 59 ans cette année et qui souhaite poursuivre le développement de sa commune entouré par de bonnes volontés.

Ce mandat, particulièrement compliqué pour les communes rurales, n’a pas découragé les élus qui m’ont entouré durant ces six années, nous sommes prêts à continuer.

Didier Fichet, maire sortant

Par Didier POIROT (CLP) – 07 févr. 2020 à 18:58 | mis à jour à 18:59 –

CULTURE & ART – Un compositeur Flamand ?

Ludwig van Beethoven 250 ans

Son grand-père, Louis van Beethoven, était Flamand d’origine et de naissance. Descendant d’une famille de propriétaires campagnards des environs de Louvain, il était né à Anvers, en 1712. A dix-huit ans, il s’était enfui de la maison paternelle ; il avait été pendant trois mois chantre et maître de chapelle à Saint-Pierre de Louvain, puis était venu à Bonn, où l’archevêque-électeur de Cologne demeurait et tenait sa cour.

Le petit Louis s’attacha avec la plus vive tendresse à cet aïeul qui était en même temps son parrain, et, bien qu’il l’ait perdu de bonne heure, l’impression précoce qu’il en avait perçue fut toujours vivante en lui. Il parlait volontiers à ses amis d’enfance de son grand-père, et sa pieuse et douce mère qu’il aimait beaucoup mieux que son père, lequel n’était que sévère, avait dû lui parler beaucoup de son aïeul.

Ludwig van Beethoven enfant, portrait non-attribué (vers 1793). Kunsthistorisches Museum.

La ressemblance de Beethoven avec son grand-père nous amène tout d’abord à penser que Beethoven n’a pas été un pur Allemand comme les autres compositeurs de son pays : il avait en lui une forte dose de sang flamand. Et, de fait, lorsque l’on entre dans l’étude de sa vie et de son œuvre, il est impossible de le tenir pour un Allemand. Wagner a bien pu dire qu’il avait « exprimé dans son art l’essence de l’âme allemande, » et nous l’admettons volontiers avec lui. Mais si Beethoven a dû à l’Allemagne son sentiment, la profonde émotion qu’il a traduite, il est sûr que son esprit, son caractère et son apparence extérieure le différenciaient tout à fait des hommes de sa patrie. Les compositeurs allemands, comme les peintres et les poètes, ont toujours, pour accompagner leur sentimentalité, un amour des conceptions vagues, des rêves flottants et peu formés ; en même temps qu’il leur suffit de dépasser la condition de simples artisans pour qu’aussitôt ils éprouvent le besoin d’introduire dans leur art un nuageux symbolisme. Rien de pareil chez Beethoven : l’effort de son génie s’est sans cesse dirigé vers l’expression très précise. Dès le début, il cherchait à sentir avec le plus de netteté possible, à se rendre un compte scrupuleux de ses émotions ; dans ses dernières œuvres, la musique est véritablement devenue une langue, et une langue où tous les mots inutiles, tous les artifices de simple agrément, ont été éliminés pour laisser place à la traduction rigoureuse d’émotions infiniment nuancées. Lecteur assidu des philosophes et des poètes, épris des chefs-d’œuvre de la littérature classique et des plus hauts problèmes métaphysiques, il n’a jamais laissé le symbolisme pénétrer dans son art. Avec une netteté que les Allemands ne connaissent guère et qui était chez lui naturelle et instinctive, il a marché toujours vers un but très défini de simplification des moyens et de complication de l’effet. Que l’on compare un de ses lieds, — je ne dis pas avec les mélodies purement allemandes de Schumann et de Wagner, — mais avec un air de Bach ou de Mozart : on voit de suite que, si les sentiments sont les mêmes, ils sont débarrassés ici de cette ombre indécise de rêve qui leur donne, chez ces musiciens, un cachet local si marqué : ils sont saisis dans leur essence et directement exprimés.

La distinction s’aperçoit mieux encore si l’on sort de la musique pour considérer les traits généraux de l’intelligence et du caractère. L’esprit de Beethoven était d’une lucidité et d’une pénétration extraordinaires. Rien d’instructif, à ce point de vue, comme les passages de ses lettres où il parle de son amour, ou de son amitié, ou de ses affections de famille : toujours des sentiments très violents, mais formulés avec une extrême précision. Sa conversation était vive, heurtée, pleine d’ imprévu et d’ironie. Sa démarche saccadée, son humeur changeante et brusque, tout cela ne rappelle en rien la nature allemande. C’est que Beethoven, né en Allemagne, était resté Flamand sous le rapport intellectuel et moral.

Il avait du Flamand un premier trait caractéristique : une grande justesse de sensation. Il racontait lui-même que, jusqu’au moment de sa surdité, son ouïe était d’une délicatesse exceptionnelle et que, dès l’enfance, il souffrait à entendre une note fausse ou un instrument mal accordé. Il faut bien, du reste, qu’il ait eu l’oreille très fine pour que la surdité, qui lui est venue à trente ans, ne l’ait pas empêché de composer et de chercher sans cesse à perfectionner la technique de son art. Qu’on ne l’oublie pas, Beethoven commençait à être sourd lorsqu’il a écrit sa première symphonie, et il n’avait pas entendu un orchestre depuis des années lorsqu’il imagina, avec la symphonie n°6 en fa, dite « pastorale » une orchestration nouvelle, la plus sonore et la plus fondue qui soit. Il semble de même que, avant le temps où son art et sa condition de vie lui en ont fait perdre toute notion, Beethoven ait eu une perception très délicate des apparences visuelles. Son amour pour la nature, qui n’avait rien de lyrique et de romanesque, mais était chez lui un besoin des yeux, son goût naturel pour certaines couleurs, tout cela achève de montrer qu’il était de ce pays des peintres et des instrumentistes, de cette Flandre qui nous a laissé un art uniquement fait de sensations justes et précises.

La Flandre a encore communiqué à Beethoven son sage bon sens : c’est elle qui l’a préservé des écarts où auraient pu l’entraîner son isolement et les méditations philosophiques qu’il aimait. C’est elle qui lui a donné, d’instinct, cette direction artistique si simple et si forte, d’où rien par la suite ne l’a pu départir. C’est à elle que Beethoven a dû la faculté de jugement qui apparaît dans ses lettres ; dans ses conversations, qui l’a mis à même, illettré qu’il était, d’aborder les questions les plus hautes et les œuvres les plus abstruses.

Enfin nous croyons que Beethoven doit à son origine flamande le goût qu’il a toujours eu des grandes compositions bien solides, ce goût qui donne à chacune de ses œuvres un aspect de saine puissance. C’est le trait d’une race sanguine et pleine de bon sens : il était déjà dans l’âme des van Eyck : il a triomphé dans le génie de Rubens, encore un Flamand né en Allemagne.

La Vierge du chancelier Rolin ou Vierge d’Autun, est un tableau peint vers 1435 par le peintre primitif flamand Jan van Eyck pour Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne Philippe le Bon. Il est conservé depuis 1805 au musée du Louvre.
« La Fête de Vénus » peinture de Pierre Paul Rubens (1635 et 1636). Musée d’histoire de l’art de Vienne en Autriche.

Source: WYZEWA, Teodor de, La jeunesse de Beethoven, [compte rendu de Joseph Wilhelm von Wasielewski, « Ludwig von Beethoven », Berlin, 1888], Revue des deux mondes, t. 95, 15 septembre 1889, p. 418-448.

Hommages – « Spartacus est parti »

Kirk Douglas, le dernier monstre sacré d’Hollywood s’est éteint ce jeudi à l’âge de 103 ans.

Né le 9 décembre 1916 à Amsterdam, près d’Albany, dans l’État de New York, Issur Danielovitch est l’unique garçon, avec ses six sœurs, d’une famille de paysans quasi illettrés juifs d’un village du sud de Moscou, qui, poussée par la faim et l’espoir, émigre en 1910 aux États-Unis, là où l’herbe est plus verte.

L’homme n’a pas peur, ce qu’il a déjà prouvé dans bien des films. Pourtant, il reste encore un monstre ultime à vaincre moralement, le maccarthysme. Il peut le faire, il va le faire, avec un film dans lequel il accepte non seulement de jouer mais que de surcroît il produira, Spartacus, de Stanley Kubrick, en 1960. La révolte de l’esclave thrace qui en a marre de galérer dans les mines libyennes permet non seulement à Dalton Trumbo de ne plus signer sous pseudonyme, mais à toutes les victimes de la chasse aux sorcières de retrouver dignité et identité. Hommage donc aux époux Rosenberg, à Charlie Chaplin, à Herbert Biberman, à Michael Wilson, à Sterling Hayden, à Dashiell Hammett, à John Garfield, à John Berry, à Jules Dassin et aux autres.

Les tribulations des femmes à travers l’Histoire – le mariage pour prison

Comme chacun sait, 

 » la femme est l’avenir de l’homme  » 

Louis Aragon

Mais on a tendance à oublier qu’elle possède aussi un passé. Penchons-nous donc sur le quotidien de ces filles d’Ève qui ont participé à leur façon à la construction de nos sociétés.

Au Grand Siècle,

Louis Le Nain, Famille de paysans dans un intérieur (détail), 1642, Musée du Louvre, Paris.
Famille de paysans dans un intérieur (détail) Louis Le Nain (1600/1610-1648)

Progressivement exclues de la vie publique aux XVe et XVIe siècles, les femmes entrent dans la maltraitance à la fin de la Renaissance, dans les années 1560, à l’aube de ce que les historiens conviennent d’appeler les Temps modernes (XVIIe siècle).

À cela plusieurs causes : il y a l’évolution de la religion qui, avec la Réforme protestante et la Contre-Réforme catholique, se montre plus exigeante moralement et donc plus suspicieuse à l’égard du beau sexe. 

Le concile de Trente (1545-1563) réaffirme avec plus de force que jamais la sacralité du mariage catholique et le libre consentement des époux. Mais dans le secret des confessionnaux, les prêtres ne montrent plus la même bienveillance qu’autrefois à l’égard des péchés de la chair. Gare aux épouses qui succombent trop facilement aux plaisirs du sexe, l’enfer les attend ! Même stigmatisation du côté protestant, où se développe un puritanisme glacial.

À peine le concile a-t-il rendu ses conclusions que le cardinal Charles Borromée confie au peintre Daniele da Volterra le soin de rhabiller les personnages du Jugement dernier de Michel-Ange dans la chapelle Sixtine (Rome). Ce peintre y gagnera le surnom de braghettone (« culottier »). Un siècle plus tard, c’est Tartuffe qui, sur une scène parisienne, lance à Dorine :


« Couvrez ce sein, que je ne saurais voir.
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées. »

Molière


Des attitudes et des propos impensables au début du XVIe siècle comme au XVIIIe.

Ce nouveau regard sur la femme et la chair change se répercute sur… la répression de la sorcellerie. Cette folie collective est apparue à  la fin du XVe siècle et sous la Renaissance, dans des périodes de crise mystique, religieuse et sociale, frappant de façon à peu près équitable les hommes et les femmes.

Hans Baldung Grien, Le Sabbat des Sorcières, 1510
LE SABBAT DES SORCIÈRES par HANS BALDUNG GRIEN. (1510)

Mais à son paroxysme, entre 1560 et 1630, elle vire au « féminicide ». Durant ce qu’il est convenu d’appeler la « grande chasse aux sorcières », les femmes sont les premières visées. Elles représentent les trois quarts des 30 000 à 60 000 malheureux envoyés au bûcher, essentiellement dans les pays germaniques et en Suisse. Il s’agit généralement de personnes solitaires, marginales, plutôt âgées, accusées par des rivales d’avoir commerce avec le démon.

Pour témoigner de la condition des femmes en ce Grand Siècle – le XVIIIe -, il n’est pas de meilleur portraitiste que Molière. Ses pièces forment une galerie inégalée, de l’innocente Agnès élevée par son tuteur Arnolphe dans le simple but de l’épouser (L’École des femmes) à la paysanne Mathurine qui rêve de sortir de son milieu par un beau mariage (Don Juan ou Le Festin de pierre). Servantes espiègles, entremetteuses cyniques, mères de famille bigotes ou épouses cupides, ces femmes témoignent à leur façon du principal sujet d’inquiétude de toutes à l’époque : le mariage. Pour celles qui ne s’y résignent pas, la seule alternative est le couvent, un pis-aller qui vaut mieux qu’un mauvais mariage quoi que promette Don Juan : « Que de plaisirs quand vous serez ma femme » !

Molière lui-même n’épargne pas la gent féminine, comme le montre ce discours d’Arnolphe :


« Chose étrange d’aimer, et que pour ces traîtresses
Les hommes soient sujets à de telles faiblesses !
Tout le monde connaît leur imperfection :
Ce n’est qu’extravagance et qu’indiscrétion ;
Leur esprit est méchant, et leur âme fragile ;
Il n’est rien de plus faible et de plus imbécile,
Rien de plus infidèle : et malgré tout cela,
Dans le monde on fait tout pour ces animaux-là »
.

(L’École des femmes, 1663)


Il relaye ainsi les a priori de son époque qui tient les femmes en piètre estime, surtout lorsqu’elles cherchent à se faire pédantes. Mais dans ses comédies, la femme est aussi la servante qui, par son adresse et son intelligence, va contribuer à un heureux dénouement et permettre à la jeune amoureuse de se marier selon son cœur.

Mademoiselle Mars dans le rôle de Célimène, Le Misanthrope, Molière, 1812, BnF, Paris.
Mlle Mars en Célimène
En 1799, elle entre à la Comédie Française où elle restera pendant plus de 40 ans! Elle excelle dans les pièces de Molière et si à ses débuts elle est une délicieuse Agnès, elle devient plus tard une Célimène spirituelle et charmante. Stendhal qui était exigeant et fin connaisseur écrit à deux reprises dans son journal, après avoir assisté à une représentation : « Elle est divine, elle est parfaite ». Il ajoute qu’il fermait les yeux quand l’émotion était trop forte « de crainte de tomber amoureux ».

Loin des prescriptions de l’Église, aristocrates, bourgeois et coqs de village ne respectent plus guère les prescriptions de l’Église sur le libre consentement des époux. Dès leur douzième année, les adolescentes peuvent être forcées de rejoindre le toit d’un inconnu choisi par leurs parents. Pas question de laisser parler les cœurs : « Mariages qui se font par amourettes finissent par noisettes [disputes] » (proverbe cité par Brantôme, XVIe siècle) !

L’autorité du père sur la fille et du mari sur la femme ne prête pas à discussion. À preuve la définition que donne en 1690 de la famille le célèbre dictionnaire de Furetière : « ménage composé d’un chef et de ses domestiques, soit femmes, enfants ou serviteurs ». « Du côté de la barbe est la toute-puissance », rappelle Arnolphe à Agnès (L’École des femmes). Si intelligentes qu’elles soient, les femmes s’en accommodent : « Il nous faut obéir, ma sœur, à nos parents : un père a sur nos vœux une entière puissance », explique Armande à Henriette (Les Femmes savantes).

Ce n’est que grâce à son statut de jeune veuve que Célimène (Le Misanthrope) peut tranquillement mener les hommes par le bout du nez. Avec sa maîtrise du beau langage et ses piques qui font mouche à tous les coups, elle est un charmant échantillon de ces Précieuses qui ont fait les beaux jours des salons du XVIIe siècle. À la suite de madame de Mlle de Scudéry , ces adeptes de l’art de la conversation se font arbitres du bon goût, quitte à en faire un peu trop… Elles ouvrent la voie aux Lumières.

Les Précieuses ridicules (1659), Molière, gravure de Jacques Leman, BnF Gallica, Paris.
Les précieuses ridicules illustrées par Jacques Leman en 1883

Les femmes du Roi-Soleil

On le sait, Louis XIV a été un grand amateur de femmes, de Cathau la Borgnesse , qui l’a dépucelé, à madame de Maintenon , qui a éclairé ses vieux jours. Parmi la vingtaine d’élues connues, la marquise de Montespan occupe une place à part, elle qui « disposa seule du maître et de sa cour, avec un éclat qui n’eut plus de voile » faisant de Versailles « le centre de l’esprit » (Saint-Simon, Mémoires, 1691-1723). Femme libre, la belle Athénaïs n’a cependant pas autant marqué l’histoire des femmes que la discrète marquise de Maintenon qui apparaît comme la première institutrice. Passionnée par les questions d’éducation, elle poussa le roi à créer un pensionnat pour jeunes filles nobles à Saint-Cyr, au fond du parc de Versailles. Elle voulut faire de ses pupilles des femmes accomplies, aussi habiles dans les arts ménagers que dans la connaissance des tragédies que Racine écrivit à leur intention. Mais l’expérience tourna court, peu de prétendants ayant envie d’épouser une « femme savante ».

«Louis XIV et la famille royale», de Jean Nocret.

Histoire – Les Arabes à la conquête de l’Orient

Divorce en Méditerranée

Le 20 août 636, les cavaliers arabes triomphent d’une nombreuse armée byzantine sur les rives du Yarmouk, un affluent du Jourdain, à une centaine de kilomètres au sud de Damas… C’est le début d’une expansion sans guère de précédent dans l’Histoire par sa rapidité.

Quatre ans seulement après la mort du prophète Mahomet, les cavaliers arabes triomphent d’une nombreuse armée byzantine et s’emparent sans coup férir du Proche-Orient et de ses richesses. Une victoire inespérée

À Médine, le calife Omar, énergique quadragénaire, avait été prévenu de l’approche d’une armée grecque. Il en avertit Khalid, son meilleur général.

Celui-ci réunit l’ensemble des combattants musulmans et, après cinq jours de marche, fait face à l’ennemi.

L’affrontement décisif a lieu sur les rives du Yarmouk, un affluent du Jourdain à une centaine de kilomètres au sud de Damas. L’armée byzantine est supérieure en nombre mais peu motivée… Surtout composée d’Arméniens et… d’Arabes, elle est pénalisée par les querelles théologiques entre les patriarcats de Constantinople et du Proche-Orient. Bien que chrétiens comme l’empereur Héraclius, les Orientaux négligent de prêter leur concours à son armée.

Celle-ci est donc battue sans que cela affecte d’ailleurs Constantinople, qui s’inquiète bien davantage du péril perse ou encore bulgare.

Après la bataille du Yarmouk, les Arabes vont connaître une longue suite de victoires. Elles vont leur livrer tout le bassin méridional et oriental de la Méditerranée.

C’est la fin de l’unité du bassin méditerranéen organisée autour de la culture gréco-romaine et de la foi chrétienne.

Fort de cette victoire inespérée, Khalid occupe Damas, capitale de la Syrie. Seules une quinzaine d’églises sont laissées aux chrétiens. Il occupe par ailleurs Antioche, métropole prestigieuse de l’Orient hellénistique. C’est ainsi que la riche Syrie tombe sous la domination arabe.

Deux ans plus tard, c’est au tour de Jérusalem de tomber aux mains des musulmans. Les chrétiens sont tolérés dans la ville sainte moyennant tribut cependant que les juifs en sont chassés.

En 642, les cavaliers arabes occupent Alexandrie, capitale de l’Égypte, et défont les Perses sassanides. Ils dominent dès lors la Syrie, l’Égypte et la Mésopotamie, rebaptisée Irak, et la plus grande partie de la Perse , soit les régions les plus riches de l’Orient antique. 

Une nouvelle époque historique commence où le bassin méditerranéen est organisé autour de trois grandes aires de civilisations : l’aire gréco-byzantine, chrétienne orthodoxe autour de la mer Égée et des Balkans, la chrétienté catholique romaine, à la pointe occidentale de l’Europe, enfin le monde musulman, de l’Andalousie au Moyen-Orient.

Source: Alban Dignat

Société – Municipales 2020 *4

Partant du postulat que « nul n’est censé ignorer la loi », MONTJAY FORUM désir contribuer à l’information des citoyens d’ici le 15 mars 2020, date du premier tour aux élections municipales. Prenant appui sur les informations publiques de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) diffusées sur Vie-publique.fr.

Maires en 2020 : compétences en évolution et inquiétudes persistantes

La loi relative à l’engagement dans la vie locale et à la proximité de l’action publique porte principalement sur les communes, particulièrement les plus petites. Elle renforce les pouvoirs des maires et leur assure de meilleures indemnités, revoit des dispositions de la loi NOTRe et améliore les conditions d’exercice des mandats locaux.

Source:

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Dernière modification : 10 janvier 2020 à 15:36

Lien: https://www.vie-publique.fr/eclairage/37912-maires-en-2020-competences-en-evolution-et-inquietudes-persistantes

Le mandat de six ans du maire est l’un des plus longs de la République. Le maire agit à la fois pour le compte de l’État et celui de la commune et bénéficie d’un effet de proximité privilégié avec ses administrés. Le projet de loi “Engagement et proximité” tend à renforcer les droits des élus.

Ayant un rôle de service administratif de proximité à vocation générale, le maire et son conseil municipal évoluent dans un cadre législatif et réglementaire d’une complexité avérée. Il demeure un élu de proximité, plébiscité par une majorité des Français.

La complexité croissante de la fonction du maire

Outre la multiplicité de ses compétences et de ses responsabilités, le maire est contraint de s’adapter à un environnement législatif et réglementaire évolutif, notamment depuis 2014.

L’évolution du cadre législatif

Le cadre général de l’action publique et de l’organisation territoriale transforme l’exercice du mandat de maire en un exercice jugé par nombre d’entre eux comme passionnant mais plus difficile dans une période de crise et de difficultés budgétaires, de tensions sociales et de redéfinition des pouvoirs locaux.

La loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles, dite “loi MAPTAM”, et celle du 7 août 2015 portant sur la nouvelle organisation territoriale de la République, dite “loi NOTRe”, ont eu une incidence sur les compétences des collectivités territoriales, notamment des communes. Par exemple, la loi MAPTAM modifie le statut des métropoles et organise la décentralisation du stationnement payant ; la loi NOTRe redéfinit les compétences attribuées à chaque collectivité territoriale et renforce les intercommunalités.

Les lois MAPTAM et NOTRe ne sont pas les seules à avoir opéré des transferts de compétences de la commune à l’échelon intercommunal. Par exemple, la loi du 24 mars 2014 pour l’accès au logement et un urbanisme rénové transfère les compétences de la commune en matière de plan local d’urbanisme (PLU) à l’échelon intercommunal sans toutefois remettre en cause la compétence du maire pour les permis de construire.

L’intercommunalité

Le développement de l’intercommunalité réduit d’autant les compétences des communes membres des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI). Accusée notamment par l’Association des maires de France (AMF) de priver les élus du choix de la répartition des compétences locales, la loi NOTRe a été évoquée lors du Grand Débat national de 2019 par le président de la République. Ce dernier a plusieurs fois affirmé qu’il n’était pas fermé à “revoir” certains points “irritants” d’une loi qui aurait notamment abouti au regroupement souvent non concerté des EPCI au sein d’intercommunalités de plus en plus grandes.

La loi engagement et proximité du 27 décembre 2019 vise à rééquilibrer le rôle des maires au sein des structures intercommunales : la loi prévoit la mise en place d’un « conseil des maires » au sein des EPCI, elle facilite la modification des périmètres des intercommunalités et apporte des garanties aux communes lors du transfert des compétences eau et assainissement aux intercommunalités.

Des responsabilités croissantes

Les pouvoirs du maire sont nombreux. La délégation aux collectivités territoriales du Sénat, dans son rapport « Faciliter l’exercice des mandats locaux » note : « En quelques décennies, une technicité de plus en plus pointue s’est imposée dans la gestion des affaires locales. Désormais, les élus doivent disposer de connaissances précises dans leurs très nombreux domaines d’intervention. Les deux formes de la complexité – répartition des rôles et des pouvoirs entre les strates du mille-feuille territorial, maquis normatif à mettre quotidiennement en oeuvre – se combinent et font de la gestion locale, tout au moins dans les petites communes dépourvues de services, un exploit d’équilibrisme. Les titulaires de délégations, en particulier, sont appelés à se spécialiser dans des matières précises, mouvantes, souvent très techniques, et en outre politiquement sensibles : questions environnementales, sécurité publique, questions juridiques. La charge de travail reposant sur les épaules des élus locaux s’est donc considérablement accrue. »

La loi prend acte des responsabilités croissantes des maires :

  • elle crée un dispositif d’assurance obligatoire pour toutes les communes afin d’apporter une protection juridique aux maires ;
  • les maires peuvent demander aux préfets des « conseils de légalité » pour assurer la sécurité juridique de leurs actes ;
  • les indemnités des maires des communes de moins de 3 500 habitants peuvent être revalorisées selon un dispositif gradué en trois tranches.

En outre, elle renforce les pouvoirs de police du maire qui auront plus de moyens pour sanctionner des infractions simples.

La Bresse – gaspillage alimentaire

LA LETTRE

de Cécile Untermaier

Députée de la 4ème circonscription de Saône-et-Loire, Bresse, Val de Saône, Tournugeois

Atelier législatif citoyen sur le gaspillage alimentaire, le 10 février 2020 à Chalon-sur-Saône

Le 23 janvier 2020

Le Conseil citoyen vous propose de nous réunir dans le cadre d’un Atelier Législatif Citoyen, sur le thème du gaspillage alimentaire.

Le député de la Mayenne, ancien ministre, Guillaume GAROT viendra animer cette rencontre. Il s’agit du meilleur spécialiste en France de cette question et je vous invite à noter la date et venir nombreux.

La question du gaspillage alimentaire se pose à nous toutes et tous, dans notre vie quotidienne et dans les espaces publics que doivent gérer les collectivités locales, les associations et autres organismes. Une chaîne de l’anti-gaspillage doit être mise en place au profit de l’intérêt général et de la lutte contre la précarité.

L’Assemblée nationale a adopté le 21 janvier 2020 le  projet de loi relatif à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire. Ce texte va dans le bon sens mais à trop petits pas. C’est ce que nous expliquera Guillaume GAROT. Je vous remercie de bien noter l’événement et de venir participer à cette rencontre inédite sur un sujet complexe. Cet atelier se tiendra le

Lundi 10 février 2020 à 18h30

Salle de conférence

Maison des associations – Espace Jean ZAY

4, rue Jules Ferry

71100 CHALON-SUR-SAONE