Les tribulations des femmes à travers l’Histoire – les Lumières à la rescousse

Comme chacun sait, 

 » la femme est l’avenir de l’homme

Louis Aragon

Mais on a tendance à oublier qu’elle possède aussi un passé. Penchons-nous donc sur le quotidien de ces filles d’Ève qui ont participé à leur façon à la construction de nos sociétés.

Au XVIIIe siècle

Les mœurs changent lentement, très lentement, et la haute société se montre peu à peu plus compréhensive envers sa moitié féminine. En 1673, c’est un prêtre défroqué, Poullain de La Barre, qui  a commencé d’éveiller les consciences avec son ouvrage De l’Égalité des deux sexes où il dénonce le préjugé concernant une soi-disant infériorité de naissance : « L’esprit n’a pas de sexe […], les femmes sont aussi nobles, aussi parfaites et aussi capables que les hommes ». Mais gardons-nous de parler de révolution. Cet avis reste encore très isolé !

Montesquieu, au siècle suivant, s’inscrit dans le même courant que Poullain de La Barre mais précise : « L’empire que nous [les hommes] avons sur elles est une véritable tyrannie, elles ne nous l’ont laissé prendre que parce qu’elles ont plus de douceur que nous, et par conséquent plus d’humanité et de raison », expliquant que « les forces seraient égales si l’éducation l’était aussi » (Lettres persanes, 1721).

Madame du Châtelet à sa table de travail, Maurice Quentin de la Tour, XVIIIe siècle, Collection particulière, Choisel, château de Breteuil.
Figure singulière du « Siècle des Lumières », Émilie de Breteuil, plus tard marquise du Châtelet, est morte à 43 ans des suites d’un accouchement pour ne plus demeurer dans les livres d’Histoire que comme l’égérie de Voltaire.
Première femme au monde à se vouer aux sciences, Émilie du Châtelet a attendu deux siècles et demi d’être réhabilitée dans sa plénitude de femme libre et d’éminente scientifique, grâce au livre que lui a consacré Élisabeth Badinter, Émilie, Émilie, l’ambition féminine au XVIIIe siècle (Flammarion, 1983)…

Sa contemporaine Émilie du Châtelet  lui donne raison. Issue de la haute noblesse, elle a pu s’initier aux sciences grâce à la bienveillance de son père et mener une existence pleinement libre.

Mais son exemple ne suffit pas à changer les mentalités. En 1762, le doux Jean-Jacques Rousseau dresse dans sa Nouvelle Héloïse  le portrait d’une jeune fille sans aucun droit et fait de la Sophie dépeinte dans son Émile une poupée sans personnalité  :

« Toute l’éducation des femmes doit être relative aux hommes. Leur plaire, leur être utiles, se faire aimer et honorer d’eux, les élever jeunes, les soigner grands, les conseiller, les consoler, leur rendre la vie agréable et douce, voilà les devoirs d’une femme dans tous les temps, et ce qu’on doit leur apprendre dès leur enfance. […] Il est dans l’ordre de la nature que la femme obéisse à l’homme […] la dépendance étant un état naturel aux femmes, les filles sont faites pour obéir. »

(Émile, ou de l’Éducation, 1762).

Louise d’Épinay , qui anime un brillant salon de conversation, résume bien la situation paradoxale des femmes des Lumières, habitées d’une soif de savoir qu’elles doivent trop souvent étouffer : « […] une femme a grand tort et n’acquiert que du ridicule lorsqu’elle s’affiche pour savante […] mais elle a grande raison d’acquérir le plus de connaissances qu’il lui est possible » (lettre, 1771).

Antoine-Laurent Lavoisier et sa femme, Jacques Louis David, 1788, Metropolitan Museum of Art, New York.
Portrait d’Antoine-Laurent Lavoisier et de sa femme, Jacques-Louis David, 1788, Metropolitan Museum of Art, New York, Etats-Unis.

Une stratégie néanmoins gagnante ! À la cour de Versailles comme dans les salons parisiens, les femmes de lettres et d’esprit deviennent proprement incontournables. À défaut d’agir, elles se signalent par leur influence à l’image de la marquise de Pompadour , maîtresse de Louis XV. Le philosophe Condorcet et le chimiste Lavoisier ne cachent pas non plus ce qu’ils doivent à leurs épouses respectives.

Portrait en pied de la marquise de Pompadour Maurice Quentin de La Tour (1704-1788)

La mode, signe d’une plus grande liberté, se fait légère et même provocante, au point de scandaliser certains sujets du roi quand ils voient la reine Marie-Antoinette portraiturée par son amie Élisabeth Vigée-Lebrun en simple robe de mousseline.

Marie-Antoinette dit « à la Rose »
Élisabeth-Louise Vigée-Le Brun (1783)

Les monarchies de cette époque se montrent aussi très accommodantes à l’égard des femmes que l’hérédité et le mariage ont placé sur le trône. C’est le cas de l’impératrice Marie-Thérèse qui régna de 1740 à 1780 sur l’Autriche et la Hongrie avec une maestria sans pareille, comme des impératrices Élisabeth Ière et surtout Catherine II qui régnèrent sur la Russie de 1741 à 1761 et de 1762 à 1796, ce qui n’est pas rien. Il ne s’agit évidemment là que d’exceptions propres à l’Europe. Dans le reste du monde, en Asie, en Orient et en Afrique, on ne note aucune femme à la tête d’un grand État, ni dans ce siècle ni dans les précédents.

La Toilette, François Boucher, 1742, Musée Thyssen-Bernemisza, Madrid.
« La toilette » François Boucher (1742)

Par-delà ces phénomènes qui affectent les classes dirigeantes et les classes privilégiées, les sociétés européennes changent en profondeur. Dans la France de Louis XV et Louis XVI comme dans l’Angleterre des George Ier, II et III, le puritanisme desserre son étreinte. Les paysans et les bourgeois demeurent très pieux mais n’en savourent pas moins les plaisirs de la chair. Le film Barry Lyndon de Stanley Kubrick (1975) est un beau témoignage de l’Angleterre joyeuse (Merry England) de cette époque. On peut en dire autant du film Mon Oncle Benjamin d’Édouard Molinaro (1969) en ce qui concerne la France.

Soulignons aussi les progrès de l’alphabétisation dans tous les milieux. Dans les pays protestants et en particulier en Allemagne, on compte autant de femmes que d’hommes alphabétisés car tous ont le devoir de lire la Bible et l’enseigner. Dans la France catholique, par contre, on observe encore de très grandes disparités entre les sexes et surtout entre le nord et le sud. La moitié des hommes et le quart des femmes en moyenne signent de leur nom leur contrat de mariage mais les taux sont deux fois moindres au sud du royaume !

Les conditions de vie demeurent très précaires même si elles s’améliorent nettement par rapport au XVIIe siècle. Dans la société française, à dominante rurale, les femmes participent en première ligne aux activités de production. À part quelques épouses de fermiers aisés, la plupart travaillent aux champs, s’occupent des bêtes, bêchent le potager et se débrouillent tant bien que mal avec leur mari pour payer taxes et impôts et échapper à l’indigence. Seules les veuves ont un rôle actif dans les assemblées villageoises ou paroissiales en leur qualité de chef de famille ou « chefs de feu ». Moins instruites et alphabétisées que les hommes, bien moins rémunérées à travail égal, obsédées par la survie de leur progéniture, ces femmes du Siècle des Lumières ne manquent pas de motifs de plaintes. Elles sont régulièrement en première ligne dans les émeutes frumentaires ou antifiscales, qualifiées par les contemporains d’« émotions populaires ».

André Bouys, La Récureuse, 1737, Paris, Musée des Arts décoratifs.
La Récureuse André Bouys  (1656–1740)

Par-dessus tout, un changement déterminant se fait jour dans les campagnes françaises. Après une forte croissance démographique due à l’amélioration des conditions de vie, voilà que diminue la fécondité vers 1760. Les familles réduisent volontairement leur progéniture. C’est une première en Europe. Des chroniqueurs s’en inquiètent et dénoncent ces femmes qui « trompent la nature » par des moyens abortifs et plus simplement par un retard de l’âge au mariage.

À leur manière, sans en savoir conscience, les Françaises préparent la Révolution à venir. Une Révolution qui leur ouvrira la voie de la liberté avant de brutalement la refermer ! 

La Liberté guidant le peuple. Eugène DELACROIX (1831)

 » Trois jours au milieu de la mitraille et les coups de fusil ; car on se battait partout. Le simple promeneur comme moi avait la chance d’attraper une balle ni plus ni moins que les héros improvisés qui marchaient à l’ennemi avec des morceaux de fer, emmanchés dans des manches à balai « .

Eugène Delacroix

CULTURE – Giselle

26 janvier 2020

Heure : 16:00 Durée : 2h30 Version : VO

En direct de Moscou

Dans les cinéma/

Mégarama

Rue de la Chevalerie, Lons-le-Saunier, France,

Cinéma Axel

67 Rue Gloriette, Chalon-sur-Saône, France,

Megarama

1 Rue René Cassin, Chalon-sur-Saône, France,

SYNOPSIS

La jeune paysanne Giselle meurt en apprenant que l’homme qu’elle aime, Albrecht, s’est engagé auprès d’une autre. Contre sa volonté, elle rejoint les Wilis, des esprits vengeurs qui se retournent contre Albrecht et le condamnent à danser jusqu’à ce qu’il meure d’épuisement…

PRESENTATION

Dans cette nouvelle production, du ballet d’Adolphe Adam sur un livret de Jules-Henri Vernoy de Saint-Georges et Théophile Gautier, le chorégraphe phare Alexeï Ratmansky donne une perspective inédite à l’une des plus anciennes et des plus grandes œuvres du répertoire classique, en offrant au public l’occasion de découvrir à nouveau ce ballet emblématique qui aborde les thèmes romantiques universels.

Distribution:

  • Olga Smirnova (Giselle)
  • Artemy Belyakov (Albrecht)
  • Denis Savin (Hans)
  • Angelina Vlashinets (Myrtha, la reine des Wilis)
  • Anna Antropova (Berthe, la mère de Giselle)
  • Nelli Kobakhidze (Bathilde, la fiancée d’Albercht)
  • Anastasia Denisova (Zulmé)
LE MEILLEUR DU LIVE AU CINÉMA

Pionnier et leader dans la diffusion de grands événements culturels en direct au cinéma, Pathé Live offre la possibilité à tous de découvrir de grands classiques de l’opéra, du ballet et du théâtre. Des retransmissions de concerts, de spectacles et autres événements culturels viennent enrichir la programmation.

Histoire – En marge de la disparition de Robert Fichet

Robert Fichet en 2015, lorsqu’il fut élevé au rang d’officier de la Légion d’honneur. Photo d’archives JSL /Didier POIROT

Un enfant de troupe dans la résistance louhannaise

Robert Fichet, dans un récit intitulé Un enfant de troupe dans la résistance louhannaise (L’Harmattan, 2001), relate comment il a participé très tôt, dès novembre 1942, à la Résistance avec le réseau SOE-Buckmaster « Grand-Père » dirigé par Alfred Gross l’horloger de Bellevesvre, après avoir essayé de rejoindre la France libre à Londres en 1940.

Il participa à de nombreuses actions de déraillement de trains en Bresse, il créa en octobre 1943 à Devrouze l’un des premiers maquis de Bresse affilié à l’Armée secrète. Il existait déjà en juillet 1943 « le camp Gambetta », maquis FTP dirigé par le paysan André Guipet à Fontainebrux (à la limite du Jura et de la Saône-et-Loire) avec qui Robert Fichet avait la liaison.

Robert Fichet parle aussi d’Henri Vincent dit « capitaine Vic » de l’Armée secrète, « un homme modeste », l’instituteur de Montcony qui organisa une grande manifestation patriotique le 28 octobre 1942, lors des funérailles des aviateurs alliés tombés à proximité du village.

Il nous parle d’une réalité complexe, de la difficulté d’organiser des maquis, des rapports avec la population, des imbrications entre groupes de résistants de différentes obédiences. Il nous parle de gens dans les villages où, au début « nombreux étaient pétainistes », puis qui ont changé : « il y avait des sympathisants de la résistance sinon nous n’aurions pas pu vivre ». Il évoque aussi de « certains gendarmes de Vichy qui arrêtaient des résistants en 1943 puis deviennent résistants en 1944 », et des miliciens, « les traîtres » au service de l’occupant.

Et puis, il est capturé par les Allemands et des miliciens le 27 novembre 1943 en allant récupérer un autre groupe de maquisards.

Il est emprisonné à Montluc, puis transféré à Compiègne, déporté en Allemagne dans le camp de Buchenwald où il arrive le 14 mai 1944. Il est affecté au Kommando d’Ellrich, puis de Günzerode (à 8 km de Dora) pour faire du terrassement afin de construire une voie ferrée par le travail forcé.

Dans l’épreuve terrible de la déportation, à bout de forces, à l’article de la mort, un chat errant dans le camp va lui sauver la vie, écrit-il. L’animal subrepticement occis fut mangé cru.

Après s’être évadé le 7 avril 1945 lors d’un transport d’évacuation bombardé par les Alliés, il retrouve des prisonniers de guerre français puis les troupes américaines. Il est rapatrié par avion à Paris le 3 mai 1945.

Il ne quittera pas les voies ferrées puisqu’il travaillera après-guerre au service des voies de la SNCF jusqu’à sa retraite et il reviendra en Bresse dans la ferme de ses beaux-parents à Montjay.

Robert Fichet a voulu témoigner dans son ouvrage. Il s’est beaucoup préoccupé de défendre la mémoire de ses camarades et il tient beaucoup à l’exactitude des témoignages.

Source: Laurent GUILLAUMÉ

Une cérémonie civile aura lieu au crématorium de Crissey le vendredi 17 janvier à 9 h et inhumation au cimetière de Montjay à 15 h.

Société – La curiosité

« Je n’ai pas de talent particulier. Je suis passionnément curieux »

Albert Einstein

La curiosité est typiquement un mot qui engendre un vieux malentendu. Il est grand temps d’en finir avec un préjugé ancien, conforté par toutes les religions, tous les puritanismes et tant de mythologies. Il faudrait ne pas ouvrir la boîte de Pandore, ne pas croquer la pomme? Mieux vaudrait rester enfermé dans une candide ignorance, dans le cocon de nos habitudes mentales, dans nos réflexes conditionnés?

La curiosité telle que je l’entends, c’est une vitalité intellectuelle et sensible, un sixième sens, une ouverture au monde et aux autres. Une empathie, ou un soin, conformément à l’étymologie du mot latin cura (littéralement «prendre soin»). Ce n’est pas seulement une faculté cognitive, mais un sentiment existentiel et un remède à l’indifférence. De cette libido sciendi (désir de savoir) et donc cause du péché originel, Saint Augustin se défia. Il influença toute une lignée de penseurs, y compris des esprits libres comme Erasme et Montaigne. Bien sûr, on peut craindre une curiosité mauvaise – l’intrusion dans la vie d’autrui, l’indiscrétion, le goût malsain pour les spectacles obscènes. Mais il est aussi digne de s’intéresser à la vie des autres. L’invention de la biographie ou de l’autobiographie est une conquête merveilleuse, au même titre que les recherches encyclopédiques ou anthropologiques. Ces approches permettent une reconnaissance de la valeur de chaque vie, de chaque être. Notre temps offre mille occasions magnifiques et quotidiennes où notre curiosité est attisée comme jamais tout en nous adossant à des montagnes d’incuriosité à soulever.

Face aux pensées préfabriquées, au règne des je-sais-tout complotistes, à l’arrogance des réseaux sociaux et aux cloisonnements de l’entre-soi, la curiosité est un formidable remède. A la bêtise et à l’indifférence, elle oppose sa soif, à l’apathie générale, son appétit.

Nous exercer à la curiosité, c’est aussi nous déprendre de nous-mêmes, sortir du sillon de notre disque rayé pour nous intéresser à un objet inattendu. C’est en somme accéder à une pensée plus libre.

Source: Jean-Pierre Martin

Hommages – Robert FICHET

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n’y croyait pas

Un rebelle est un rebelle

Nos sanglots font un seul glas

Et quand vient l’aube cruelle

Passent de vie à trépas

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n’y croyait pas

Répétant le nom de celle

Qu’aucun des deux ne trompa

Et leur sang rouge ruisselle

Même couleur même éclat

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n’y croyait pas

Il coule il coule il se mêle

A la terre qu’il aima

Pour qu’à la saison nouvelle

Mûrisse un raisin muscat

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n’y croyait pas

L’un court et l’autre a des ailes

De Bretagne ou du Jura

Et framboise ou mirabelle

Le grillon rechantera

Dites flûte ou violoncelle

Le double amour qui brûla

L’alouette et l’hirondelle

La rose et le réséda

Louis Aragon

ÉCOLOGIE – records en 2018

Concentration record de gaz à effet de serre en 2018 et « aucun signe de ralentissement »

Selon l’Organisation météorologique mondiale, « la dernière fois que la Terre a connu une teneur en CO2 comparable, c’était il y a 3 à 5 millions d’années ».

Organisation météorologique mondiale

Ce rapport rend compte non pas des quantités de gaz à effet de serre qui sont libérées dans l’atmosphère mais de celles qui y restent, sachant que les océans absorbent environ le quart des émissions totales, tout comme la biosphère, dont font partie les forêts. D’après les scientifiques, le dioxyde de carbone (CO2), qui est associé aux activités humaines et constitue le GES le plus persistant, a battu un nouveau record de concentration l’an dernier, à 407,8 parties par million (ppm), soit 147 % du niveau préindustriel de 1750.

D’après les observations des chercheurs, les concentrations de méthane (CH4), qui figure au deuxième rang des plus importants GES persistants, et de protoxyde d’azote (N2O) ont également augmenté plus fortement que la moyenne annuelle de la dernière décennie.

Le méthane, dont 60 % des émissions sont d’origine humaine (élevage de bétail, riziculture, exploitation des combustibles fossiles, décharges…), et le protoxyde d’azote, dont 40 % des émissions sont d’origine humaine (engrais, processus industriels…), ont aussi atteint des pics de concentration. Le protoxyde d’azote joue un rôle important dans la destruction de la couche d’ozone stratosphérique, qui nous protège des rayons ultraviolets nocifs émis par le Soleil.

Source:

Histoire – Les Monod, une illustre famille

Une famille aux origines médiévales

Les Monod apparaissent pour la première fois dans les registres du hameau d’Envy, à Romainmôtier, aujourd’hui canton de Vaud, en 1337. Au milieu du XVème siècle, on les retrouve dans les milieux religieux et politiques : un prieur de l’abbaye, un notaire, un juge mage du pays de Gex. Entre 1484 et 1543, Pierre puis son fils Claude sont gouverneurs de Romainmôtier.

Romainmôtier est le plus ancien monastère de Suisse. Il fut fondé au milieu du Ve siècle par les Pères du Jura, saint Romain et son frère saint Lupicin et l’église fut érigée dans la première moitié du XIe siècle par Odilon, abbé de Cluny.

La généalogie familiale n’est attestée cependant que depuis Jean Monod, marié vers 1520 à Clauda de Mex. En 1591, son petit-fils est surnommé « Jacques de Flies », du nom d’un hameau du pays de Gex. Ce dernier vit la période « réformée » du pays de Gex, occupé par les Bernois qui ont supprimé le culte catholique en 1536.

Le Pays de Gex passe sous domination française, catholique, en 1601. Entre-temps, la famille, fidèle à sa foi protestante, s’est déplacée à Vullierens dans le canton de Vaud en 1587.

Abraham, petit-fils de Jacques, s’établit, lui, à Morges, près de Lausanne, en 1660. Son fils cadet Jean François va y exercer la prestigieuse fonction de chirurgien. Il va aussi s’allier à une fille de la noblesse, les d’Uchat, qui lui permettra de « blasonner ». Ils auront quinze enfants, dont un grand nombre morts en bas âge.

Leur aîné, David, devient bourgeois de Genève en 1703. Gaspard, son fils, inaugure une longue lignée de pasteurs. Pendant les trois siècles qui suivent, vingt-six membres de la famille Monod seront pasteurs ou théologiens !

Gaspard devient aumônier du gouverneur de l’île de Guadeloupe lors de son occupation par les Anglais en 1759. Il prêche en français pour les huguenots qui s’y sont réfugiés. Après un séjour en Angleterre, il finira ses jours à Genève.

Jean Monod et Louise de Coninck : la branche française

Extension de la famille Monod entre 1893 et 1907.

C’est le fils de Gaspard, Jean, né en 1765 à Ambilly (aujourd’hui en Haute Savoie à la frontière Suisse, qui fonde la branche française de la famille. Vigoureux, saint d’esprit, doué d’une belle voix et d’une élocution parfaite, il effectue de brillantes études de théologie à la Faculté de Genève.

En 1790, il part pour un voyage qui marque un tournant dans sa vie, et garantit celle de nombre de ses descendants… Il doit amener à Saint-Pétersbourg sa cousine qui vient d’être nommée gouvernante du tsar Alexandre Ier. Sur le chemin du retour, il décide de visiter Stockholm puis Copenhague

Son ami, M.  Mourier, pasteur de l’Église réformée française de Copenhague lui fait visiter la ville. Mais un jour, alors qu’ils sont en promenade, une pluie torrentielle s’abat sur les deux hommes.

Ils se réfugient chez Frédéric de Coninck, un riche armateur hollandais conseiller du roi de Danemark qui les reçoit si bien que Jean ne repart plus et s’installe comme pasteur de la ville pendant plusieurs mois. Mais Frédéric n’est pas le seul à bien les recevoir…

Jean Monod, temple de l’Oratoire du Louvre. L'agrandissement montre la présentation du sermon d’actions de grâce pour la paix prononcé par Jean Monod le 26 juin 1814.
Jean Monod (1765-1836) temple protestant de l’Oratoire du Louvre

Sa fille, Louise Philippine de Coninck, réserve elle aussi un chaleureux accueil à Jean Monod. Quelques années plus tard, le jeune pasteur sans fortune demande la main de Louise, alors âgée de dix-sept ans. Jean et Louise se marient en 1793.

Les deux tourtereaux vivent des jours heureux jusqu’en 1807, lorsque les Anglais bombardent Copenhague pendant les guerres napoléoniennes, s’emparant de toute la flotte danoise ainsi que des vaisseaux de Frédéric de Coninck. La situation est telle que Jean se sent obligé d’accepter le poste de pasteur de la nouvelle Église Réformée de Paris. Il s’engage pour un ministère qui va durer vingt-sept ans.

Le couple s’installe définitivement à Paris en 1808, alors que l’Empire napoléonien est à son apogée. Le rôle de Jean au sein de l’Église réformée devient prépondérant, l’amenant à être considéré comme le premier prédicateur de France. Son portrait trône aujourd’hui dans le temple protestant de l’Oratoire du Louvre.

La fécondité de l’union de Jean et Louise sera remarquable, tant par la quantité – treize enfants – que par la « qualité » de leur progéniture qui, elle-même, aura de nombreux enfants  talentueux. Chez les Monod, l’expression : « C’est de famille ! » prend tout son sens.

Tel père, tel fils, plusieurs enfants de Jean Monod deviennent pasteurs à leur tour : Frédéric, Guillaume (fondateur de l’Église réformée de Naples), Adolphe et Horace. Ils effectuent tous de brillantes études de théologie à Genève.

1/ Frédéric, fils aîné de Jean et Louise

L’aîné Frédéric est lui-même père de trois pasteurs : Jean, Théodore et Léopold. Et si son autre fils Charles Henri ne perce pas dans le milieu pastoral, il effectue une brillante carrière de chirurgien et deviendra préfet de Paris en 1877, sous la IIIe République, et conseiller d’État.

Sarah Monod et William Frédéric Monod dit Wilfred Monod, enfants d'Adolphe Théodore Monod.
Sahara Monod
Wilfred le pasteur social :

Wilfred, fils de Théodore, devient à son tour pasteur et quel pasteur ! Selon sa formule, l’Église tend à prêcher un Messie sans messianisme, tandis que le socialisme prêche un messianisme sans Messie. Pour concilier les deux, il préconise de renforcer l’action des Églises. Il est à l’origine du « protestantisme social ».

Théodore l’explorateur :
Théodore Monod en décembre 1998 (Adrar de Mauritanie)
Théodore Monod en décembre 1998 (Adrar de Mauritanie).

En 1902, Wilfred et son épouse Sarah donnent le jour à Théodore, qui deviendra un célèbre savant et explorateur (mort en 2000).

Assistant au Muséum d’Histoire naturelle à Paris en ichtyologie (étude des poissons) en 1921, il part dès lors dans de fréquentes missions dans le désert, en particulier en Mauritanie.

Naturaliste et érudit, il est reconnu comme l’un des plus grands spécialistes du Sahara. Directeur de l’Institut Français d’Afrique Noire (IFAN) de 1938 à 1965, il est élu membre de l’Académie des Sciences en 1963.

Conscient d’appartenir à une illustre lignée, Théodore Monod qualifia un jour sa famille de « tribu maraboutique ».

Lucien le peintre :
Élégante au chapeau, Lucien Hector MONOD (1867-1957)
Lucien Hector MONOD (1867-1957).

Élégante au chapeau.

Alexandre Henri, né en 1795 au foyer de Jean, devient médecin et négociant au Havre. En 1840, sa femme donne le jour à un Gustave qui sera médecin comme son papa.

En 1867, la famille de Gustave s’agrandit à son tour d’un garçon, Lucien Hector.  Sera-t-il médecin lui aussi, comme son père et son grand-père ? Il s’illustrera comme peintre symboliste, élève de Puvis de Chavannes. S’il s’écarte de la tradition en préférant l’art à la religion ou la médecine, il va exceller dans son domaine… car un Monod reste un Monod.

Jacques le biologiste :

« Chassez le naturel, il revient au galop » comme dit le dicton. L’épouse de Lucien donne naissance en 1910 à Jacques Monod qui se distinguera en médecine ! Retour à la tradition. Ce biologiste de renom, résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, va effectuer l’essentiel de sa carrière à l’Institut Pasteur. Le prix Nobel de médecine consacre son travail sur la génétique en 1965.

En 1970, Jacques Monod publie un essai intitulé Le Hasard et la Nécessité qui connaît un succès retentissant. La magnifique dernière phrase de ce livre de vulgarisation scientifique s’est imposée comme une citation à part entière : « L’ancienne alliance est rompue ; l’homme sait enfin qu’il est seul dans l’immensité indifférente de l’Univers d’où il a émergé par hasard. Non plus que son destin, son devoir n’est écrit nulle part. À lui de choisir entre le Royaume et les ténèbres. »

Lettre de Gabriel Monod dans le dossier de Maître Labori (affaire Dreyfus), 2 juin 1898.
Lettre de Gabriel Monod dans le dossier de maître Labori (affaire Dreyfuss) 2 juin 1898
Gabriel l’historien :

D’une autre partie de la branche française de Jean et Louise Monod est issu l’historien Gabriel Monod, directeur d’Études à l’Ecole pratique des Hautes études (EHESS) et professeur au Collège de France.

Principal animateur de la « Revue historique » depuis sa création en 1876 à sa propre mort en 1912. Gabriel Monod, grand dreyfusard, témoigne de l’implication des protestants dans l’école de la République, qui sera vivement dénoncée par Charles Maurras.

2/ Adolphe, quatrième fils de Jean et Louise

Adolphe Monod par Nadar.
Adolphe Monod par Nadar

Adolphe Théodore (1802-1856), pasteur à Naples et à Lyon, se signale par ses filles pasteures, comme Sarah (1836-1912), figure précoce du féminisme. L’un de ses garçons,  William (1834-1916), deviendra également pasteur. L’un de ses arrière-petits-fils est le pianiste franco-américain Jacques Louis Monod, né en 1927.

Jérôme le politique :

William est également l’aïeul de Jérôme Monod (1930-2016), industriel, PDG de la Lyonnaise des Eaux, proche de Jacques Chirac et qui fut secrétaire général du Rassemblement pour la République (RPR).

Jean-Luc le cinéaste :

Le pasteur William est également l’ancêtre maternel du cinéaste de la « nouvelle vague » Jean-Luc Godard (À bout de souffle, 1960 ; Le Mépris, 1963 ; Alphaville, 1965 ; Pierrot le Fou,  1965…).

La mère du cinéaste, Odile, est en effet sa petite-fille et la fille de Julien-Pierre Monod (1879-1963), un banquier proche de Paul Valéry et l’un des fondateurs de la Banque de Paris et des Pays-Bas.  

Jean-Luc Godard (3 décembre 1930, Paris)
jean-Luc Godard

3/ Frédéric, cinquième fils de Jean et Louise

Le chirurgien Frédéric Monod (1803-1890) est dit « Monod père » car à l’origine, avec son épouse, d’une dynastie de chirurgiens parmi lesquels Philippe Monod-Broca (1918-2006), lié à la famille Debré.

4/ Valdémar, sixième fils de Jean et Louise

Autre fils de Jean Monod, Valdémar (1807-1870) engendrera aussi une lignée renommée (également masculine) avec Alfred Monod, avocat à la Cour de Cassation, lui-même père du diplomate Robert Monod.

Sa descendance compte l’un des grands industriels de la famille, Gérard Louis Monod (1887-1966), qui fut jusqu’en 1947 président du Comité des Forges, organisme le plus influent du patronat français.

Son fils Robert Georges Théodore Monod (1919-1973) représenta la France au sein de l’OTAN. Les enfants de Marie-Laure Monod et de l’économiste Jean-Marcel Jeanneney, plusieurs fois ministre du Général de Gaulle, descendent également de Valdémar Monod. Parmi eux, l’historien et ministre Jean-Noël Jeanneney.

Une fécondité hors du commun

Chaque couple de la descendance Monod a généralement engendré entre sept et quinze enfants, une manière pour ces protestants très pieux de participer à la « bataille des ventres » et consolider leur place dans la société.

En 1909, Charles Henri Monod (1843-1911), à l’occasion de la publication d’une monographie sur l’histoire de sa famille, publia ainsi un étonnant tableau comparatif entre l’évolution de la démographie française et celle des Monod : « De 1893 à 1907, dans une période de quinze années, la population totale de la France ayant augmenté de 1,60%, celle de la famille Monod a augmenté de 34,08%. »

Les Monod, à l’image de tout un pan de la bourgeoisie protestante française, n’éprouvent dans l’ensemble guère d’attirance pour les activités capitalistes. La famille a bien accompagné les régimes politiques successifs mais c’est dans le combat pour le protestantisme qu’elle s’est engagée avec le plus de constance.

D’après Christian Gennerat, qui a construit une base de données à la mesure de cette famille, elle a ainsi produit au cours des siècles 26 pasteurs et théologiens protestants, 43 médecins dont 10 chirurgiens, deux prix Nobel de médecine, 24 professeurs, un naturaliste et explorateur, Théodore Monod.

Dans la période récente, la famille a encore compté de nombreux chercheurs, au CNRS ou dans des universités étrangères, des hauts fonctionnaires de l’État (ENA, IEP), des artistes parmi lesquels une lignée de verriers d’art formés à Biot… Tant qu’il est impossible d’être ici exhaustif.

Tous les vingt-cinq ans, les descendants de Jean Monod et Louise de Coninck se réunissent pour un « petit » week-end famille.

En 2018, la famille s’est réunie à Paris pour fêter les 250 ans du mariage de leurs aïeux communs. Les organisateurs ont recensé environ 700 participants sur les quelque 3 000 descendants du couple vivant aujourd’hui dans le monde entier. « Les cousins d’Afrique du Sud n’ont pas pu faire le déplacement cette fois, mais il y a vraiment des Monod partout », plaisantait ce jour-là Catherine Veillet-Michelet, issue de cette famille par sa mère.

Société – Épiphanie

D’où vient la tradition de la galette des Rois en France ?

Source: Le 7 janvier 1867, le journaliste Paul Fontoulieu expliquait aux lecteurs du Figaro les origines de l’Épiphanie. Petite leçon d’histoire.

C’est la question qui revient tous les ans au moment de découper le précieux gâteau feuilleté. Et on lui prête souvent plusieurs versions. À l’heure de déguster votre galette maison ou votre galette de pâtissier lors des vœux du Conseil municipal ou lors de la soirée consacrée par le COMITE des FÊTES entre autre, vous allez pouvoir briller en racontant la véritable histoire de cette tradition.

L’Adoration des mages peint par Matthias Stom (vers 1600-1650)

Matthias Stom (né vers 1589-1590, Amersfoort – mort après 1650) est un peintre du siècle d’or hollandais, considéré comme l’un des meilleurs représentants de l’École caravagesque d’Utrecht. Il est aussi connu sous le nom de Matthias Stomer. Ce peintre a passé la plus grande partie de sa carrière artistique en Italie et environ 200 de ses œuvres ont été préservées à ce jour.

Une célébration des Rois mages

L’Épiphanie ou «Fête des Rois», est, comme son nom l’indique, une célébration des Rois mages. «L’Épiphanie, ou manifestation de Dieu aux Gentils, fut instituée pour perpétuer le souvenir du triomphe de la foi chrétienne sur la loi de Moïse. On l’appelle aussi la Fête des Rois, parce qu’on suppose que les personnages qui, les premiers, furent adorer Jésus, possédaient cette qualité. L’Évangile leur donne le titre de Mages, mais l’opinion qui les a faits rois est fondée sur ce verset du psaume 71 « Les rois de Tursis et des îles offrirent des présents ; les rois d’Arabie et de Saba présentèrent des offrandes. » Les Mages étaient au nombre de quatre mais une croyance qui date de Saint-Léon les réduisit à trois, et Bède, un écrivain religieux du dix-septième siècle, fit le premier connaître leurs noms ils s’appelaient Balthazar, Melchior et Gaspard. Ce nombre et ces noms ont été universellement adoptés, et constituent aujourd’hui la vérité historique.»

Mais pourquoi fêter les mages le premier week-end de janvier alors qu’on les associe à Noël ? «Pendant les trois premiers siècles de l’Église, la fête des Rois fut célébrée en même temps que celle de la Noël ; mais au quatrième siècle, on reconnut qu’il y avait dans la réunion de ces deux solennités une Sorte d’anachronisme puisque les rois, venus de loin, n’avaient pu adorer le Christ que quelques jours après sa naissance, et sous le pontificat de Jules Ier, les deux fêtes furent séparées ».

Des grands banquets… à la galette (ou brioche)

La célébration de l’Épiphanie a traversé les siècles, perdant peu à peu son caractère religieux. On apprend dans l’article que les rois François Ier et Louis XIV organisaient d’impressionnants banquets pour l’occasion. «La célébration du jour des Rois ne tarda pas à engendrer des abus ; les divertissements devinrent si excessifs, les banquets-si pompeux, que de toutes parts s’élevèrent des plaintes contre ces plaisirs poussés à l’excès». Et si déjà, à l’époque, on choisissait un roi dans l’assemblée, nul ne sait comment sont arrivés les gâteaux. Gâteau des Rois brioché en Provence, pogne dans le Dauphiné ou galette en Île-de-France, à chaque région sa spécialité. Avec un point commun : la fève. Elle remonte au temps des Romains, au moment des saturnales en janvier, pour élire le roi du festin.

Le plus âgé est président, le plus jeune monte sur la table

On découvre que les coutumes ont bien évolué depuis 150 ans. Le plus jeune sous la table ? Pas tout à fait : «Au commencement du souper, on nomme un président qui est presque toujours la personne la plus âgée et la plus respectée parmi les convives. Avant d’entamer le gâteau traditionnel, le plus jeune garçon de la famille, monte sur la table. Puis, le président coupe une première tranche du gâteau et demande à l’enfant « pour qui ce morceau ? » L’enfant répond pour le bon Dieu. Cette part est mise de côté pour être donnée au premier pauvre qui viendra la demander. D’habitude, il ne se fait pas attendre, car presque toujours ils sont trois ou quatre au dehors, hommes et femmes, épiant à travers les fentes de la porte, et attendant l’occasion d’exprimer leur demande. […] L’enfant apporte alors aux pauvres la tranche de gâteau réservée, en disant « Voilà la part à Dieu ».

Ou peut-on trouver un usage plus simple et plus touchant ?». Une tradition désuète tout à fait poétique qu’il serait peut-être bon de remettre au goût du jour.

MAIRIE de MONTJAY – Présentation des Vœux du Maire et du Conseil municipal pour l’année 2020

Monsieur le maire et la municipalité ont invité l’ensemble des villageois à la salle des fêtes de MONTJAY, pour présenter leurs vœux et souhaiter la bienvenue aux nouveaux habitants, lors d’ une cérémonie amicale suivie d’un apéritif ce Dimanche 05 janvier à 11 heures , en présence d’environ 80 habitants.

La distinction entre le passé, le présent, le futur n’est qu’une illusion, aussi tenace soit-elle.

Albert Einstein

Gastronomie – Pithiviers aux cerises

Galette des rois ?

Au palais de l’Élysée siège de la République, pour l’épiphanie, une galette géante est livrée chaque année au président de la République française depuis 1975. Mais selon le même principe que la « galette de l’Égalité » de la période révolutionnaire, la galette offerte chaque année au président ne cache aucune fève, en souvenir de l’héritage de la Révolution française et du respect des principes de la République.

Alors, « cerise sur le gâteau », MONTJAY FORUM propose une Galette républicaine !

Ingrédients pour 6 personnes

  • Pâte feuilletée                       300g
  • Cerises dénoyautées            100 g
  • Sucre glace
  • Amandes effilées                      1c.s.
  • Pour la masse amandes :
  • Beurre                                  75 g
  • Amandes en poudre             75 g
  • Sucre                                     75 g
  • Farine                                    10 g
  • Œuf                                     1 pce

MISE EN PLACE

  1. Abaissez le feuilletage finement en 2 disques de 22 et 26 cm de diamètre. Entreposez-les au réfrigérateur.
  2. Préparez la masse amandes en mélangeant intimement les ingrédients prévus.
  3. Dénoyauter les cerises.
  4. Posez le petit disque de feuilletage sur la tôle du four. Etaler la masse amandes dessus en laissant un cadre de 5 cm tout le tour. Disposer les cerises sur la masse amandes.
  5. A l’aide de pinceau trempé dans l’eau, humidifiez le cadre laissé libre tout autour de la masse amandes. Posez le second disque en couvercle, soudez le bord en appuyant avec les mains. Egalisez la forme en posant sur le gâteau un cercle à tarte de 22 cm de diamètre. Appuyez et coupez.

 CUISSON ET FINITIONS :

  1. Enfournez pour 25 minutes tout en bas du four préchauffé à 220 °C (th.7). Entrouvrez la porte du four pour les 5 dernières minutes de cuisson.
  2. Au sortir du four, tamisez une bonne couche de sucre glace sur le pithiviers passez le sous le gril à infrarouge jusqu’ ce que le sucre fonde. Recommencez l’opération une seconde fois, puis parsemez les amandes effilées, sucrez abondamment et faire fondre et légèrement caraméliser le sucre glace une troisième fois sous infrarouge.

Nota :

  • Prévoir un peu moins de masse amandes selon l’expérience de chacun.
  • Peut également se confectionner avec des griottes au kirsch ou des bigarreaux au sirop bien égouttées.

CULTURE – Wozzeck de Alban Berg

11 janvier 2020

Heure : 18:55 Durée : 1h57 Version : VOSTFR 1 entracte

En direct de New York

Dans les cinéma/

Mégarama

Rue de la Chevalerie, Lons-le-Saunier, France,

Cinéma Axel

67 Rue Gloriette, Chalon-sur-Saône, France,

Megarama

1 Rue René Cassin, Chalon-sur-Saône, France,

SYNOPSIS

Wozzeck est un soldat au caractère inquiet hanté par des visions de mort et d’apocalypse et soumis aux expériences d’un docteur mal intentionné qui le méprise. Marie, qui a eu un enfant de Wozzeck sans passer par l’union sacrée du mariage, s’éloigne de lui à cause de ses hallucinations lugubres et se laisse séduire sans peine par le Tambour-Major, au grand dam du pauvre soldat malmené.

PRÉSENTATION

Wozzeck est un drame moderne, dans son langage théâtral et musical, réaliste, hanté, brutal et désespéré. L’opéra est la tragédie d’un homme enchaîné, malade, captif, humilié. Büchner et Berg élèvent un quidam à la stature de personnage tragique. Chaque caractère est même un archétype, défini par un statut social (médecin, capitaine), un instrument martial (le tambour), une référence religieuse ironique (l’infidèle Marie), une passion pour la boisson et l’ami Andres. Dans un XXe siècle qui remet en question la pertinence de l’Opéra, forme ancienne d’origine aristocratique, à parler de la société, Wozzeck montre que le drame peut atteindre chaque individu, que la vie est tragédie. Sociale, questionnant l’autorité investie qu’elle soit militaire ou médicale, familiale, religieuse ou morale, l’œuvre créée le 14 décembre 1925 au Staatsoper de Berlin sous la direction d’Erich Kleiber trouve rapidement le succès avant de se voir interdite et déclarée décadente par les nazis dès leur prise de pouvoir.

  • Compositeur Alban Berg
  • Mise en scène William Kentridge
  • Direction Musicale Yannick Nézet-Séguin
Distribution
  • Peter Mattei (Wozzeck)
  • Elza van der Heever (Marie)
  • Christopher Ventris (le Tambour-Major)
  • Christian Van Horn (le Docteur)
  • Gerhard Siegel (le Capitaine)
  • Andrew Staples (Andres)
  • Tamara Mumford (Margret)
LE MEILLEUR DU LIVE AU CINEMA

Pionnier et leader dans la diffusion de grands événements culturels en direct au cinéma, Pathé Live offre la possibilité à tous de découvrir de grands classiques de l’opéra, du ballet et du théâtre. Des retransmissions de concerts, de spectacles et autres événements culturels viennent enrichir la programmation.