de Cécile Untermaier

Députée de la 4ème circonscription de Saône-et-Loire, Bresse, Val de Saône, Tournugeois

Le 04 Juillet 2019

L’accord commercial conclu vendredi 28 juin entre l’Union européenne (UE) et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay) vise à accroître considérablement les échanges entre les deux régions dans certains secteurs, notamment le secteur agricole.

Cette ouverture aux importations impactera fortement les filières françaises, avec près de 100 000 tonnes de viande bovine importées chaque année au taux préférentiel de 7,5 % (au lieu de 20 % auparavant), mais également un quota supplémentaire de 100 000 tonnes de volailles en provenance du marché sud-américain.

Dans ce contexte, les inquiétudes des producteurs français et les interrogations sur le respect des normes tant sociales, environnementales que sanitaires, apparaissent tout à fait légitimes.

Cet accord avec les pays du Mercosur, qui risque de mettre toujours plus en péril l’élevage dans notre pays, contredit les exigences de l’Accord de Paris sur le climat, notamment par l’aggravation de la déforestation de l’Amazonie, poumon vert de la planète.

Il s’agit d’un traité d’arrière-garde discuté à une époque où l’urgence d’agir sur le climat, mais aussi de mettre un terme à la dégradation de la biodiversité, n’était pas admise. Il est impossible d’entendre à la fois l’engagement du Gouvernement en faveur de l’environnement et le voir encore défendre un accord de cette nature.  

Il importe que les plus hautes autorités agissent au niveau européen pour dénoncer le caractère incompatible de ce traité de libre-échange avec les exigences environnementales, auxquelles par ailleurs elles disent vouloir se plier.


Cependant il semblerait que les Jeunes agriculteurs de Saône-et-Loire se sont trompé de cible en apposant leur bâche de protestation sur la permanence de notre députée plutôt que sur la préfecture.

Dans la nuit de mardi à mercredi, les Jeunes agriculteurs de Saône-et-Loire ont orné d’une grande bâche la permanence parlementaire de la députée de la Bresse, Cécile Untermaier. Dessus, on pouvait lire : « N’importons pas l’agriculture que nous ne voulons pas. Non Mercosur ». Les faits se seraient déroulés entre 2 h 30 et 4 heures du matin, sans témoin. Les gendarmes n’ont en effet pu que constater la présence de la bâche. Ils l’ont immédiatement retirée.

Derrière cette action, les agriculteurs dénoncent l’accord de libre-échange conclu entre l’union européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay) qui reste à ratifier de part et d’autre. Les agriculteurs craignent notamment l’entrée en masse de productions à des prix défiant toute concurrence.

La députée a souhaité réagir à leur action en rappelant qu’elle ne faisait ni partie de la majorité du gouvernement français, ni du parlement européen. Toutefois, dans un communiqué, elle partage leurs craintes : « Cette ouverture aux importations impactera fortement les filières viande françaises, avec près de 100 000 tonnes de viande bovine importées chaque année au taux préférentiel de 7,5 % (au lieu de 20 % auparavant), mais également les volailles avec un quota supplémentaire de 100 000 tonnes en provenance du marché sud-américain. Dans ce contexte, les inquiétudes des producteurs français et les interrogations quant au respect des normes tant sociales, environnementales que sanitaires, apparaissent tout à fait légitimes ».

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1 commentaire

  1. La solution est simple, peut être même trop simple. Nous, les consommateurs, ne doivent pas acheter ce viande importé mais supporter les producteurs locaux.
    C’est ce que nous, Andrea et moi, faisons chaque jour quand on achète notre viande.