Est-ce que, selon nous, nos « armoiries » seraient vraiment les bonnes ?


Source 1:

Armoirie DU RAQUET

La même en couleur

DU RAQUET

De Charles- Hubert DU RAQUET , Seigneur DE MONTJAY

A Marie Fernande Rémonde Pauline DU RAQUET de l’Orme DE MONTJAY

Marquisat du Montferrat, partie bleue à l’ouest de la carte.

Entrée en scène de la famille De GREEN de Marsault avec Marie Louise

Sources 2:

Mais pourquoi ces Rachetti(o), devenu Duraquet et Du Raquet, ont il quitté le petit village d’Altare dans le Montferrat ?

Le nom d’Altare est lié, depuis le Moyen Âge, à la manufacture du verre, qui a été au cours des siècles, pour cette bourgade et cette communauté si particulière, pratiquant ni l’agriculture, ni l’élevage, la seule source de revenu et de vie.

C’est qu’à l’instar de l’un des verriers les plus connus et les plus géniaux de son époque, Bernard Perrot qui fut le véritable inventeur du coulage du verre que Saint-Gobain mis ensuite à profit pour réaliser des miroirs de grandes dimensions, qu’ils constituèrent les équipes les plus nombreuses et les plus structurées de l’immigration verrière italienne en France. 

Travailler chez l’autre n’est pas systématiquement le fruit de la misère locale, de même que ce ne sont souvent pas les plus pauvres qui partent, mais d’abord ceux qui ont un capital social, économique ou technique qu’ils peuvent mobiliser dans la migration.

Principales migrations des verriers d’Altare dans la seconde moitié du xvie siècle.

Par contre eux s’installèrent à La Vieille-Loye près de Dole, alors capitale de la Franche-Comté, avec son château comme siège du Comté de Bourgogne des comtes palatins de Bourgogne, entre le Vignoble du Jura et le Vignoble de Bourgogne. Et c’est à la verrerie qu’ils exercent leur art et que

Constantain Duraquet en devient le propriétaire en 1648.

Archives départementales du doubs série B & G

B 758 ou B2987:(1648-1649)

18fev-10mars 1648 (arrêts sur requêtes) informations sur l’état du domaine de Santanset la convenance qu’il y aurait à amodier cette seigneurerie à Constantin Duraquet du Montferrat, désireux d’y établir une verrerie.

B567:(1640-1650)

21 mars 1648 Concession de la tour de Santans et droits d’usage dans la forêt de Chaux, faite pour 12 ans à Constantin Duraguet gentilhomme verrier, originaire du Montferrat, pour y établir une verrerie.(délibération de la chambre des comptes).

AD Cote d’Or E3 2227 F224 Constantin acensitaire des Chartreux à Longchamp en 1645.

Hercule Duraquet de Lorme, frère du précédent, construit la nouvelle verrerie de La Vieille Loye, au Grand Buisson en 1674

Archives départementales du Doubssérie B

B3083 31 janvier1673 Accensement à perpétuité fait par la chambre des comptes à Hercule Duraguet gentilhomme verrier, originaire du Montferrat, d’une place au territoire de la chapelle de la Vieille Loye dite le « Grand Buisson » pour 8 francs comtois afin d’y établir une verrerie, précédement accordée à Constantin Duraguet son frère. arrêt acensement à perpétuité du 24 mai 1674.

AD de Saone et Loire Preuve de noblesse Marie François Jérome Du RAQUET de Montjay né en 1743 à Dole.

Charles-Hubert Duraguet de l’Orme, fils de Hercule Duraquet de Lorme, seigneur de MONTJAY en devient propriétaire


Source 3:

Source 4:

Marie Louise Du RAQUET de l’Orme de Montjay (née De GREEN de st Marsault)

Green de Saint-Marsault

Source 5:

Gréen (De), seigneurs de Montjay.

La seigneurie de Montjay était depuis la fin du XVI* siècle, aux de Gréen, qui avaient un château au lieu-dit la Plate. Ces seigneurs comptaient parmi les gentilshommes reçus sur preuves aux États de Bourgogne. Leurs armes étaient « à trois demi-vols d’or ». Un membre de cette famille, Alexandre de Gréen (Grain) Saint-Marsault, trouva une mort glorieuse, en1766 (1778), en combattant sur la Belle-Poule, contre les anglais. La seigneurie passa alors par le mariage de Jeanne de Gréen, sa sœur et héritiaire, à Marie-François-Jérome du Raquet de Lorme.

Une partie de l’ancienne seigneurie de Montjay appartenait au de Scorailles

Source 6:


Source 7:

Chapitre Noble de Chanoinesses d’Alix

Marie Louise du Mouchet nait le 26 janvier 1733. Elle est baptisée le même jour dans la paroisse Saint Vincent de Chalon sur Saône. Son père, Claude Amable du Mouchet est chevalier, seigneur de Beaumont, major des ville et citadelle de Chalon sur Saône. Il est né le 11 mai 1701 à Gourdon, et décèdera en 1751.

Il avait épousé en 1729 Jeanne Françoise de Green (ou de Grain) de Saint Marsault, dame de Montjay.

Après avoir présenté ses preuves de noblesses, Marie Louise est reçue chanoinesse novice le 17 aout 1756. Elle fait sa profession de foi le 11 juin 1759. Sous la pression de son parent le Comte Claude Louis de Saint Germain, ministre de la guerre, elle est nommée abbesse de Crisenon en 1776. L’Abbaye de Crisenon sort alors d’une période trouble, et est menacée de dissolution. La nomination d’une jeune et jolie abbesse issue de la noblesse, plus mondaine que religieuse, attire d’abord sur elle la défiance. Mais par sa modestie et sa piété, Marie Louise saura se faire apprécier par ses religieuses. Elle sera encore à la tête de l’abbaye quand les biens de celle-ci seront vendus en biens nationaux après la révolution. Elle rejoindra alors en 1790 le domaine familial de Gourdon.

 Elle décèdera le 10 avril 1817 dans la commune de Mont-Saint-Vincent en Saône et Loire à l’âge de 84 ans. Une dalle y est gravée sous le porche de l’église :

« CY GIT

 DAME MARIE LOUISE

 DUMOUCHET ABBESSE

 DE CRISENOM DECEDEE

 LE 10 AVRIL 1817

 A L’AGE DE 84 ANS

 HONOREZ SES VERTUS

 PRIEZ POUR ELLE »

 Elle sera restée chanoinesse honoraire d’Alix jusqu’à la fermeture du chapitre.

Est-ce que, selon nous, nos « armoiries » seraient vraiment les bonnes ? ??????????????????

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1 commentaire

  1. C’est vraiment très intéressant! Merci pour ce récit. On apprend plein de choses, jusque là ignorées. Félicitations!
    Didier RYON